Bulldozer est un collectif growth français porté par Jordan Chenevier-Truchet, ancien CMO de Germinal, et Enguerrand Chalvon-Demersay. La communication affiche des bureaux à Paris et New York, le siège juridique de la SAS est à Bordeaux, au 5 rue Fénelon. Le modèle est revendiqué en clair sur leur site : ce n'est pas une agence salariée mais un collectif qui mobilise plus de 200 freelances sur 23 domaines, avec une équipe composée à la demande et supervisée par un Head of Growth.
Si je le place en deuxième position de ce classement, c'est pour une raison simple : c'est la seule structure du panel dont le B2B n'est pas une ligne d'offre parmi d'autres mais le centre de gravité. Les six secteurs affichés sont B2B ou à cycle long, l'e-commerce n'apparaît nulle part, et le portefeuille visible est massivement SaaS français. Voici ce que j'ai pu vérifier, et les deux points sur lesquels je réserve mon jugement.

Vous dirigez une scale-up B2B ou SaaS de 30 à 200 personnes avec un budget acquisition annuel au-delà de 100 000 €. C'est le profil pour lequel Bulldozer est calibré, et leurs tarifs le disent sans détour : 15 000 € pour un projet pilote, 35 000 € pour la plupart des engagements.
Vous êtes CMO et vous voulez de l'ABM opérationnel plutôt qu'une présentation sur l'ABM. Leur offre Demand Generation est construite autour de l'account-based experience : ciblage par compte sur LinkedIn et Meta, créa dédiée, mesure au pipeline plutôt qu'au lead unitaire.
Vous avez besoin de compétences rares sur une durée courte. Le collectif compose l'équipe à la demande sur 23 domaines, et vous ajoutez ou retirez des profils sans préavis ni frais de sortie. C'est une vraie flexibilité, avec une contrepartie que je détaille plus bas.
Bulldozer est une SAS immatriculée en 2023, dont l'offre se structure en trois blocs : Demand Generation (ABM, contenu et créa, paid social), Demand Capture (SEA, SEO et optimisation pour les moteurs de réponse) et Revenue Generation (CRO, optimisation du pipeline). Côté régies, ils couvrent Google, Meta, LinkedIn, TikTok, YouTube et X. Amazon Ads n'apparaît pas dans l'offre, ce qui est cohérent avec un positionnement B2B.
Sur le marché français 2026, Bulldozer occupe une place particulière : c'est un modèle de collectif là où Growth Room et Pickers sont des équipes salariées. Concrètement, vous n'achetez pas une capacité interne mais un accès à un réseau, avec une couche de pilotage. Les six verticaux affichés sont B2B, SaaS, éducation, finance et assurance, santé et immobilier, tous à cycle de vente long.
C'est le point qui les distingue vraiment. Sur les quinze agences que j'ai regardées, la plupart affichent un discours B2B mais vivent de l'e-commerce. Chez Bulldozer, l'e-commerce n'est pas un vertical affiché, et le portefeuille visible le confirme : Qonto, PayFit, Aircall, Skello, Lemlist, Alma, Mooncard, Doctolib.
15 000 € pour un pilote, 35 000 € pour la plupart des engagements, 50 000 € et plus par an pour le client moyen. Sur un marché où quatre agences sur cinq ne publient aucun tarif, afficher un plancher aussi élevé est un choix de positionnement assumé qui vous fait gagner un rendez-vous de qualification.
Ajout et retrait de profils à tout moment, sans préavis ni frais de sortie. Pour une PME B2B qui a déjà vécu un retainer de douze mois avec une équipe qu'elle ne pouvait pas changer, c'est un argument qui compte plus qu'il n'y paraît.
Mooncard à plus de 400 leads par mois, Doctolib à 1 M€ de pipeline généré, PayFit à plus 18 % de conversion sur le tunnel self-serve. Ces chiffres viennent de l'agence et ne sont pas audités, mais ils sont attachés à des marques identifiables, ce qui reste plus vérifiable qu'un pourcentage anonyme.
La SAS déclare zéro salarié et un capital de 1 018 €, pendant que le site annonce 300 experts et deux bureaux. L'écart s'explique par le modèle collectif, mais il a une conséquence opérationnelle : la qualité dépend des freelances mobilisés sur votre dossier, pas d'un standard interne. Demandez qui exactement travaillera sur votre compte avant de signer.
Selon les pages du site, l'effectif passe de 200 à 298 puis 300 talents, et le nombre de clients de 304 à 500. Ce n'est pas disqualifiant, c'est le signe d'un site peu tenu, mais sur une agence qui vend de la rigueur data, le détail se remarque.
Le site liste des agences locales dans plus de cinquante villes. Rien n'atteste d'implantations physiques correspondantes. Si la proximité géographique compte pour vous, partez du principe que la relation se pilote depuis Paris.
À 15 000 € le pilote, une PME B2B de 15 personnes avec 30 000 € de budget marketing annuel n'est pas dans la cible. Ce n'est pas une critique du positionnement, c'est un fait à intégrer avant de prendre rendez-vous.
Les logos affichés couvrent le cœur du SaaS B2B français : Qonto, PayFit, Aircall, Skello, Lemlist, Alma, Mooncard, Doctolib, plus des grands comptes comme Salesforce, Veolia, PwC, Adecco et Ardian. Les verticaux revendiqués sont le B2B, le SaaS, l'éducation, la finance et l'assurance, la santé et l'immobilier.
Quelques cas B2C locaux apparaissent sur leur page Meta Ads, notamment Bilik et Ramonetou. Ils restent minoritaires. Je n'ai trouvé aucun avis client indépendant significatif sur les plateformes tierces, ce qui est le principal angle mort de cette fiche : demandez deux références joignables dans votre vertical lors du premier échange.
Ça a du sens si :
Ça n'a pas de sens si :
Combien coûte une mission Bulldozer ?
L'agence publie ses planchers, ce qui est rare : 15 000 € pour un projet pilote, 35 000 € pour la plupart des engagements, et un client moyen à plus de 50 000 € par an. Ces montants sont des honoraires. Le budget média LinkedIn ou Meta vient en plus et n'est pas plafonné par l'agence.
Bulldozer a-t-il un budget média minimum ?
Non, aucun plancher média n'est publié, y compris sur leur page Meta Ads. C'est une différence avec Pickers, qui recommande 3 000 € par mois de budget LinkedIn, et avec Junto, qui exige 2 000 € par mois minimum. En pratique, un dispositif ABM LinkedIn crédible demande rarement moins de 3 000 € de média mensuel.
Qui travaille réellement sur mon compte ?
C'est la question à poser avant de signer. Bulldozer est un collectif de freelances : la SAS déclare zéro salarié et l'équipe se compose à la demande parmi plus de 200 profils, avec un Head of Growth qui supervise. Demandez les noms, les références et le taux d'allocation des personnes qui seront sur votre dossier, pas seulement la taille du réseau.
Quelle différence avec Growth Room ?
Growth Room est une équipe salariée parisienne qui couvre outbound, ads, SEO, HubSpot et RevOps avec quatre badges partenaires officiels. Bulldozer est un collectif de freelances centré sur la demande B2B et l'ABM. Prenez Growth Room si vous voulez une stack cohérente et un interlocuteur stable, Bulldozer si vous cherchez des compétences pointues mobilisables vite et que le budget suit.
Bulldozer fait-il vraiment du LinkedIn Ads ou surtout du Meta ?
Les deux figurent dans l'offre, avec Google, TikTok, YouTube et X. Leur angle ABM pousse naturellement vers LinkedIn, qui est la seule régie à permettre un ciblage fin par entreprise, fonction et ancienneté. Leur page la plus détaillée reste toutefois celle sur Meta Ads, donc faites-vous préciser la répartition du dispositif proposé.
Les badges partenaires affichés sont-ils vérifiables ?
Partiellement. Le site revendique un statut de partenaire Premium Google, Meta et LinkedIn, et se dit certifié Meta Business Partner et Meta Blueprint. Je n'ai pas pu confirmer ces statuts dans les annuaires officiels, et le terme Premium n'appartient pas à la nomenclature Google, qui parle de Partner et de Premier Partner. Demandez une capture de leur espace partenaire.
L'agence est-elle bien établie ?
La SAS Bulldozer est immatriculée depuis 2023, avec un capital de 1 018 € et un siège à Bordeaux, même si la communication met en avant Paris et New York. L'antériorité de la marque remonte probablement à 2022. C'est une structure jeune, portée par des fondateurs identifiables et un portefeuille client sérieux, mais sans les dix ans d'historique d'un Pickers ou d'un Junto.
Combien de temps avant les premiers résultats ?
L'agence annonce un premier impact mesurable vers le mois 3 et un dispositif complet au mois 6. C'est cohérent avec ce qu'on observe en B2B à cycle long : les six premières semaines servent au cadrage des comptes cibles, à la production créative et à la mise en place du tracking, pas à générer du pipeline.
Bulldozer convient-il à une PME B2B de 20 personnes ?
Rarement. À 15 000 € le pilote, il faut un budget acquisition annuel d'au moins 100 000 € pour que la dépense ait du sens. Une PME B2B de 20 personnes qui démarre sur LinkedIn Ads sera mieux servie par Junto, dont les honoraires démarrent entre 800 et 1 500 € par mois, ou par Pickers.
Comment choisir entre Bulldozer, Deux.io et Pickers ?
Bulldozer si vous voulez de l'ABM structuré et que votre budget dépasse 100 000 € par an. Deux.io si vous êtes un éditeur SaaS qui cherche une petite équipe growth capable de mêler LinkedIn Ads et outbound, en gardant en tête son rachat récent. Pickers si vous voulez une agence établie depuis 2016, un plancher média LinkedIn clair et un modèle d'honoraires au temps passé.
Chaque activité a ses contraintes et ses objectifs. Si vous avez besoin d’un avis personnalisé ou d’un coup de pouce pour sélectionner la solution la plus adaptée, contactez-nous : on vous aide à faire le bon choix, sans jargon et sans perte de temps.
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Je suis Édouard Gonet, fondateur de Neoptimal et entrepreneur multi-marques.
Depuis 2020, j'ai lancé et opéré plusieurs médias B2B : Impli (comparatifs SaaS pour dirigeants de PME) et Dix Mille Heures (média pour entrepreneurs qui se lancent). En parallèle, je consulte sur la stack sales & marketing des PME avec une expertise marquée sur Zendesk, Intercom, HubSpot et les sujets service client / revenue ops.
J'ai créé Neoptimal pour combler un manque : un média sales & marketing B2B vraiment indépendant, qui teste les outils en conditions réelles, benchmarke les prestataires.
Je partage aussi régulièrement mes coulisses, mes audits d'outils et mes retours terrain sur ma chaîne YouTube pour celles et ceux qui préfèrent la vidéo au texte.