L’essentiel du salon e-marketing Paris : par les obsédés du résultat

Rédigé par Sarah le 20 avril 2018
Temps de lecture : 14 min.

Du 10 au 12 avril 2018 notre équipe d’obsédés du résultat était présente au salon E-marketing, le rendez-vous annuel et incontournable des professionnels du marketing digital.

 

Cela a été l’occasion de faire un état des lieux du marché français en matière de pratique digitale. On y a vu une multitude de solutions logiciels, des approches très techniques et des visiteurs parfois perdus. C’est pour cela que nous avons décidé d’adopter un discours simple à comprendre pour les PME et TPE qui souhaitent tirer le meilleur parti du digital pour accélérer leur développement ; d’ailleurs, on dirait bien que nous ne sommes pas passés inaperçus…

 

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Les trois thématiques centrales qui ressortent de notre participation à ce salon illustrent bien la nécessité de cette approche à 360° pour capitaliser au mieux sur le digital dans sa stratégie marketing :

1/ Transformer le RGPD en opportunité de croissance

2/ Miser sur les nombreux avantages de l’inbound marketing

3/ Tirer profit du SEO et du SEA

 

1/ Transformer le RGPD en opportunité de croissance

 

Dans le monde du marketing digital, et alors que la date fatidique du 25 mai approche, difficile de passer à côté de la vague RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données). Si ce sujet questionne, voire inquiète, chez Neoptimal nous avons pris le parti de voir cette échéance réglementaire comme une formidable opportunité pour profiter pleinement du potentiel de canaux d’acquisition d’audience variés.

 

Si le RGPD vise à encadrer plus strictement la protection des données personnelles et va imposer aux entreprises de modifier substantiellement leurs pratiques en matière d’emails, ce n’est pas pour autant que vous devez reléguer l’emailing au placard !

 

Lors du salon, Sendinblue, solution intégrée de marketing relationnel, s’est ainsi penchée sur l’impact du RGPD sur les campagnes d’emailing.

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Pourquoi le RGPD sème la panique ?

Tout d’abord, si vous n’avez encore jamais entendu parlé du RGPD, ou si vous ne comprenez pas vraiment de quoi il retourne, je ne peux que vous conseiller d’aller faire un tour sur notre article « Comment prospecter efficacement et légalement en BtoB après le 25 mai 2018 », qui a déjà répondu à de nombreuses questions d’internautes.

 

Comme rappelé lors du salon E-Marketing, de ce nouveau règlement sur la protection des données personnelles sont issus cinq nouveaux droits :

  • Le droit de rectification : les informations des contacts doivent pouvoir être modifiées
  • Le droit à l’oubli : il faut être en mesure de supprimer les données
  • Le droit de portabilité : l’utilisateur a le droit de transférer ses données à un organisme tiers, voire à un concurrent
  • Le droit d’opposition : l’utilisateur peut dénier le droit à l’entreprise d’effectuer certains traitements sur ses données personnelles
  • Le droit d’accès : l’utilisateur doit pouvoir choisir quelles informations il donne, tout en sachant quel usage il sera fait de ces dernières

 

L’accent est donc clairement mis sur le consentement, qui doit être demandé de manière explicite et librement donné. L’entreprise qui récupère les données doit être en mesure de prouver l’existence de ce consentement, avec la date, l’heure et la méthode d’acquisition, en le traçant et l’archivant.

 

Enfin, l’entreprise doit informer ses utilisateurs si elle effectue du profilage, c’est-à-dire si elle traite de manière automatisée les données personnelles, afin d’évaluer, d’analyser ou de prédire les caractéristiques et les comportements des utilisateurs. Ces derniers devront pouvoir s’opposer au profilage de leurs données.

 

En somme, l’emailing est mort. Vive l’emailing !

 

En effet, pas de panique, à condition de suivre certaines bonnes pratiques, le 25 mai ne marque pas la fin de la prospection par email, mais bien au contraire son renouveau.

 

7 conseils pour prospecter en toute légalité après l’entrée en vigueur du RGPD

Et ça commence avant même le 25 mai ;)

  1. Lancer une campagne de réengagement pré-RGPD (qui est rétroactif), en envoyant (par exemple) une newsletter ou vos actualités récentes par email, suivi d’une relance, à votre base de contacts. Vous pourrez alors supprimer les inactifs, alors que les personnes ayant cliqué dans l’un ou l’autre des emails rejoindront les rangs de votre base de contacts qualifiés. N’oubliez pas de leur envoyer un email de remerciement !
  2. Récolter le consentement des utilisateurs via un opt-in actif, c’est-à-dire une case à cocher dans un formulaire.
  3. Distinguer chaque type de traitement, grâce à un opt-in actif propre à chaque type d’email, qui permet à l’internaute de savoir et de choisir à quel type d’email il souhaite être abonné (newsletter, proposition commerciale…)
  4. Stipuler, dans une clause, quelles sont les données récoltées, dans quelles conditions et pour quelle(s) utilisation(s). D’ailleurs, nous vous conseillons de ne récolter que les données purement nécessaires à votre prospection...
  5. Toujours préciser aux internautes si leurs données font l’objet de profilage ou seront utilisées dans un logiciel de marketing automation.
  6. Faciliter l’accès des données aux utilisateurs et mettre en place des procédures simples pour les copier, les transférer, les modifier, les supprimer ou se désinscrire.
  7. S’assurer que les pratiques de vos sous-traitants sont conformes au RGPD. Et, si cela n’est pas le cas, trouver une alternative ! 

Après le 25 mai, vous n’aurez plus vraiment le choix et devrez respecter les points ci-dessus. Ce règlement représente ainsi l’occasion de se tourner vers d’autres leviers que le simple email, pour générer de la notoriété et de la croissance.

 

Les réseaux sociaux, une alternative de choix aux campagnes de mass-mailing post RGPD

Dans ce contexte marqué par l’imminence de la mise en application du RGPD, nous avons été surpris de ne pas avoir plus entendu parler des réseaux sociaux. En effet, nous les considérons comme de véritables outils-clés au sein d’une stratégie de prospection BtoB (et notre expérience nous a donné raison).

 

D’ailleurs, les directrices et directeur marketing de Facebook, Twitter et LinkedIn insistent sur la volonté de ces plateformes d’accompagner les marques dans leur stratégie. Ainsi, leurs priorités pour 2018 sont les suivantes :

  • Mesurer l’efficacité des campagnes, dans une démarche axée ROI
  • Aider les entreprise à mieux connaître et comprendre leur cible
  • Mettre différents outils à disposition pour améliorer la stratégie de contenu. Julien Guagliardo, Marketing Solutions de LinkedIn France, souhaite ainsi inciter les marques à « délivrer de la valeur plutôt que des impressions publicitaires ».

 

Le Lead Gen Form de LinkedIn est une illustration sans équivoque de la place des réseaux sociaux dans une stratégie de prospection digitale. Cet outil génère ainsi des leads qualifiés lors des campagnes de contenu sponsorisé sur la plateforme. Cela permet ensuite d’envoyer des InMails personnalisés. Nouveau call-to-action

2/ Miser sur les nombreux avantages de l’inbound marketing

 

Lors du salon, nous nous sommes rendu compte que le marketing automation est toujours vu comme une nouveauté, alors que ces logiciels existent depuis 15 ans déjà aux Etats-Unis. Cela prouve qu’en France, la transformation digitale a pris du retard.

 

Etre convaincu de l’intérêt de l’inbound, c’est bien. Convaincre son boss, c’est mieux

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L’implication de l’ensemble des strates d’une entreprise est primordiale pour garantir la réussite de tout projet structurant. Lors d’un atelier, Stéphane Truphème, CEO de Captain Marketing, nous a donné ses conseils pour impliquer son dirigeant dans une stratégie d’inbound marketing :

  • Faire preuve de pédagogie
  • S’appuyer sur la data, sur des données chiffrées, pour démontrer son propos et prouver la valeur ROIste de l’inbound. L’avantage c’est qu’à chaque étape de maturation des prospects correspond des taux de transformation (taux de transformation de l’audience, taux de transformation en lead, puis en client) ; profitez-en !
  • Expliquer clairement la méthodologie de l’inbound
  • Initier la démarche par un pilote, pour prouver le bien fondé de la technique

 

Les indispensables d’une stratégie d’inbound marketing réussie

L’inbound marketing comporte de multiples aspects et requiert des compétences variées. Certains points sont toutefois incontournables si vous souhaitez réellement capitaliser sur cette méthode.

 

  • Posséder un site web optimisé

Un site web optimisé est un prérequis indispensable pour faire de l’inbound. Il faut veiller aux balises, au sitemap, au référencement naturel, mais aussi à l’expérience utilisateur. Finis les sites-vitrine, sans aucune valeur ajoutée à destination de l’internaute et se chargeant en 20 secondes les bons jours...

 

  • Produire régulièrement du contenu

Selon Adeline Lemercier, Responsable marketing Plezi, le manque de régularité constitue également un facteur important d’échec. Pour assurer cela, elle préconise par exemple de publier au moins un article par semaine sur votre blog. Si vous ne disposez pas des ressources suffisantes en interne, de nombreuses solutions sont à votre disposition : agences, rédacteurs freelance...

 

  • Choisir un outil adapté

Enfin l’erreur trop souvent commise est de se focaliser sur le choix de la solution logicielle destinée à mettre en place sa stratégie d’Inbound Marketing. Bien au contraire, ce choix ne doit intervenir qu’en dernier lieu, après avoir clairement conçu sa stratégie, définit son budget et les fonctionnalités attendues. Selon Michel Brébion, l’outil ne doit pas représenter plus de 10% du budget. Il doit toujours être ergonomique et ses fonctionnalités adaptées au budget et aux objectifs définis en amont.

 

  • Être dans une logique d’investissement

On ne le répétera jamais assez : l’inbound marketing est une stratégie rentable sur le long terme. La mettre en place suppose donc de mobiliser de nombreuses ressources. Michel Brébion, CEO de l’agence Winbound, considère que ce travail nécessite par exemple d’y dédier une personne, deux jours par semaine au minimum, si l’on souhaite obtenir des résultats.

 

3/ Tirer profit du SEO et du SEA

 

Chez Neoptimal, nous sommes convaincus que le référencement est le nerf de la guerre du marketing digital. Générer du trafic sur son site, augmenter sa notoriété, attirer de nouveaux contacts…

 

Cependant, si les avantages sont nombreux, la concurrence est rude... La quantité de main d’oeuvre nécessaire pour générer un montant équivalent de trafic a été multiplié par six en dix ans. Il est donc primordial d’être constamment en veille pour se tenir informé des dernières tendances et des meilleures pratiques.

 

Optimiser son SEO et s’adapter aux changements d’algorithmes

 

Avec l’évolution constante des pratiques et des algorithmes, la course aux premiers résultats des moteurs de recherche ressemble désormais bien davantage à un marathon qu’à un sprint. Il ne s’agit plus de saturer son site de pages optimisées autour d’un unique mot-clé, mais au contraire de prendre en compte une multitude de facteurs : techniques, rédaction web, netlinking.

 

Guillaume Crosnier, directeur commercial de Blog e-commerce, a évoqué deux évolutions majeures de Google, qui doivent guider l’orientation de la stratégie des entreprises qui souhaitent soigner leur référencement : le mobile first et la recherche vocale.

 

  • Penser « mobile first »

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Ces dernières années, le mobile s’est progressivement imposé comme LA plateforme de navigation incontournable. Dès 2016, les requêtes sur mobile ont dépassé les navigations sur desktop. De plus, c’est à partir de la fin 2017 que Google a progressivement déployé l’indexation mobile-first. 2018 marque donc bien l’avènement de « l’ère du mobile ». Le mobile est désormais le véritable point de départ privilégié lors du début du parcours d’achat.

 

Ainsi, le temps de chargement des pages sur mobile est primordial : 53% des internautes quittent une page web si celle-ci met plus de 3 secondes à charger (Panda SEO). Un temps de chargement trop long pénalise lourdement votre taux de rebond, diminue donc le nombre de pages vues sur votre site, votre taux de conversion visiteurs > prospects, mais aussi la taille du panier moyen pour les sites d’e-commerce.

 

Pour rappel de nombreux outils sont disponibles pour vérifier le temps de chargement des pages web :

  • Approche technique : pages speed insight, GTmetrix, Google search console.
  • Approche UX : test mobile friendly
  • Approche généraliste : test my site

 

L’avènement de la navigation sur mobile suppose aussi de prendre en compte l’importance de la géolocalisation. Sur smartphone 50% des requêtes sont géolocalisées. Elles deviennent donc un axe stratégique fort dans le BtoC comme dans le BtoB, quand l’entreprise possède un point de vente physique. Tout comme Google MyBusiness continue de jouer un rôle fondamental en SEO local, l’émergence des accroches AdWords géolocalisées (notamment pour mobile) représentent un véritable levier de croissance.

 

  • La recherche vocale

Certains spécialistes s’accordent à dire que la recherche vocale devrait, à terme, surpasser la recherche sur clavier. Là encore, c’est bien au site web de s’adapter aux nouveaux usages des internautes. C’est pourquoi de nouvelles pratiques doivent être prises en compte dans le SEO… Cette tendance marque le retour des grandes questions chères aux équipes marketing : qui ?, que ?, quoi ?, quel ?, comment ?, faut-il ?

 

NeoTips n°1 : pour tirer parti de cette nouvelle tendance, n’hésitez pas à formuler vos articles sous la forme de questions (comment définir une stratégie de social paid ? Combien le SEO rapporte-t-il vraiment ?), voire à réhabiliter les FAQ.

 

  • L’importance du contenu de qualité

S’il est important de connaître les dernières tendances SEO pour en tirer parti, il est tout aussi fondamental de proposer un contenu de qualité aux internautes (rédaction léchée, thématique répondant à leurs enjeux, axe original, format percutant), répondant aux enjeux de la rédaction web. Les algorithmes des moteurs de recherche font ainsi la part belle aux contenus longs et experts, sur lesquels les internautes restent. Le temps des articles baclés est révolu !

 

NeoTips n°2 : dans ces longs articles, pensez au gras, à l’italique, aux listes à puce, aérez vos paragraphes et vos lecteurs vous diront merci.

 

S’intéresser aux nouveautés Google Adwords 2018

 

Depuis leurs débuts, les annonces Adwords de Google ont bien changé. Lors du salon, Maxime Faure et Marion Lloret, de l’agence Ad’s Up, nous ont présenté ces nouveautés.
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  • Quid de la sélection des mots-clés ?

Alors qu’il y a dix ans, on définissait les annonces en fonction des mots-clés et des enchères, aujourd’hui de multiples critères sont à prendre en compte :

  • La localisation,
  • Les taux de rebond,
  • L’expérience utilisateur,
  • Le coût par clic…

 

Les mots-clés restent évidemment importants. Ainsi, si vous ne savez pas sur lequel vous positionner, n’hésitez pas à utiliser Google Keywords Planner. Vous pourrez alors choisir de sélectionner ceux qui présentent un volume de recherches maximum ou ceux qui ont un coût par clic plus faible. Cette dernière solution est moins coûteuse, mais elle permet d’attirer moins d’internautes : en somme tout dépend de votre budget.

 

Enfin, lors de la rédaction de votre annonce, veillez à suivre la « règle des 3 U » :

  • Unique : en quoi votre offre se démarque de celles de vos concurrents ?
  • Utile : quels sont les bénéfices apportés par vos produits ou services ?
  • Urgent : qu’est-ce qui va pousser vos prospects à agir dès aujourd’hui et non pas demain ?

 

  • Maximiser sa présence grâce aux extensions

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Comme le montre l’image ci-dessus, les extensions permettent de placer des liens vers d’autres pages de votre site web dans l’annonce (page contact, fiche produit…). En plus de favoriser le clic, elles permettent d’augmenter la visibilité et d’attirer des visiteurs qui resteront plus longtemps sur votre site.

 

  • Mettre l’Adwords au service du e-commerce

Les Local inventory Ads sont de véritables solutions pour les e-commerçants. Il est également important de se positionner sur le display, qui permet d'effectuer un ciblage à partir des actions effectuées par l'internaute (mais si, vous savez, ce pull que vous avez mis dans votre panier et qui semble vous poursuivre à chaque page que vous visitez ensuite). L’objectif est d’améliorer l’expérience utilisateur avec de nouvelles annonces responsives, qui peuvent intervenir sur les réseaux sociaux par exemple.

 

  • Profiter de la complémentarité entre Google Adwords et Google Analytics

Comme vous le savez, après avoir installé le code de tracking Analytics sur votre site internet, vous pourrez créer ensuite votre compte Adwords et l’associer à votre compte Analytics. Grâce à cela, vous pourrez suivre la conversion des utilisateurs de votre site web.

 

NeoTips n°3 : pour maximiser la rentabilité de vos annonces, superposez les pics de visites sur votre site web et les pics de vues de votre annonce. Vous serez alors en mesure de déterminer quels sont les jours à privilégier pour publier vos annonces. Grâce à cela, vous pourrez diminuer votre coût par clic.

 

Finalement, Maxime Faure et Marion Lloret nous ont bien précisé que si la technologie occupe une place centrales dans les campagnes sponsorisées sur AdWords, c’est bien l’humain qui est au coeur de la stratégie mise en œuvre.

 

 

Nous espérons que ce bilan concret et détaillé vous aura aidé à y voir plus clair. Evidemment, il y a encore bien d’autres choses à dire à propos du salon E-marketing et du marketing digital en général que nous n’avons pu aborder dans ce digest. Par exemple, comment tirer profit de la vidéo ? Quelles sont les étapes-clés et les bonnes pratiques de la création d’accroches Adwords ?

 

Mon petit doigt me dit que cela pourrait donner lieu à de nouveaux articles… Alors restez connecté si vous souhaitez en savoir plus sur ces thématiques !

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