Présidentielle 2017 : comment la stratégie digitale des candidats pèse dans la balance électorale

Fièrement rédigé par Emma le 28 avril 2017
Temps de lecture : 6 mins

     10ZRvff9t7hE1q.gif

     

    À l'ère du tout-internet, les candidats aux élections présidentielles le savent : une stratégie digitale réfléchie est nécessaire pour leur assurer une large visibilité auprès de leur électorat. Selon l'étude du "Baromètre du numérique" 2016 du CRÉDOC, 85% des français ont désormais accès à Internet, et 74% l'utilisent quotidiennement.

    Et avec l'apparition des nouvelles technologies et l'usage généralisé de multiples canaux de communication, les politiques ont à présent tout intérêt à s'assurer une visibilité numérique optimale. Alors de la même façon que les entreprises ont intérêt à se placer sur les mêmes canaux que leurs cibles, les politiques doivent se donner toutes les chances de toucher une partie de la population qui soit la plus large possible. Et Internet, c'est le graal pour une campagne présidentielle réussie.

    Internet, source d'information privilégiée des électeurs

    Avec une crédibilité des médias traditionnels grandement remise en cause par une partie de la population, pas étonnant de voir le digital s'inviter dans les élections présidentielles. Dans une étude de 2017 menée par Altics, quelques chiffres nous montrent que les habitudes des électeurs ont grandement changées, et nous guident sur l'importance de passer au digital. Parmi les personnes interrogées : 

    • 86% s'informent avec la télévision, et 85% s'informent à présent via Internet
    • 38% d’entre eux pensent que l'information est plus qualitative sur le Web
    • 54% déclarent qu'Internet est plus adapté pour approfondir ces informations.

    Il paraît donc difficile pour un candidat avide de victoire d'omettre la stratégie digitale pour convaincre, non ?

     

    Les leviers de la stratégie digitale au service des candidats

    Il faut le savoir : un candidat qui a élaboré une stratégie digitale avec ingéniosité peut réellement faire pencher la balance électorale en sa faveur, à condition d’agir sur les canaux adaptés :

     

    Le site Internet, support de la crédibilité

    De même qu’une entreprise doit privilégier l'expérience utilisateur sur son site Internet pour convertir un prospect en lead, un candidat doit utiliser des codes similaires pour transformer un visiteur en électeur potentiel. Ainsi, les candidats ont intérêt à mettre en avant leur programme sans être trop intrusifs, par extraits par exemple, le tout avec une présentation claire et visuelle pour améliorer l'User Experience. Un formulaire de contact est également une bonne idée pour se lier à son électorat, ainsi que la présence de liens vers les réseaux sociaux pour permettre des partages de contenus en instantané.

     

    Les FAQ, chats ou forums, pour établir le dialogue

    Les électeurs apprécient de pouvoir se sentir proches de leur candidat, c'est pourquoi l'intérêt des forums, Foire Aux Questions et autres Chats sont une initiative qui séduit. Et pour cause, ils permettent :

    • De répertorier les questions les plus posées et ainsi se renseigner aisément
    • De créer des discussions instantanées et obtenir des réponses personnalisées autour d'un sujet sur lequel on s'interroge
    • De débattre avec d'autres personnes sur les propositions des candidats

    Et dans l'idéal, ces outils digitaux pourraient même permettre aux candidats de prendre en compte les avis de leurs potentiels électeurs (et des autres !) ; initiative appréciée par le grand public !

     

    Le blog, pour humaniser le candidat

    On l'admet, le blog peut vite donner un effet très "people" au candidat, mais construit intelligemment, il vise d'abord à refléter sa personnalité. En théorie, c'est ici que celui-ci prend la parole directement, et non pas via tout une équipe de communication. Et lorsque le "moi-je" à répétition est évité, la personnalité politique est ré-ancrée dans la réalité et est perçue comme plus "humaine". C'est un bon point selon les potentiels électeurs, en quête d'un peu plus d'humanité dans ce monde de brutes !

     

    L'emailing, pour gérer sa base de sympathisants

    Selon une étude de SendinBlue, certains candidats ont adopté en 2017 le CRM politique ! Et pour cause ; il permet de gérer sa base de donateurs, sympathisants, influenceurs, et d'organiser des campagnes d'emailing voire de sms. Et certains candidats vont même plus loin dans l'aboutissement de leur transformation digitale :

    • En étudiant spécifiquement l'emplacement de leur formulaire d'inscription sur leur site : sur la colonne de droite, par habitude ? Sur un fond vidéo pour attirer le regard ? En bas pour cibler les personnes motivées ?
    • En qualifiant leurs contacts en fonction de leur temps disponible, de leur engagement politique, et parfois en demandant directement un numéro de téléphone. Le but ? Communiquer par sms et établir un peu plus de proximité entre le candidat et son potentiel électeur.

     

    Les réseaux sociaux, les médias immédiats

    D'après l'étude d'Altics, 48% des personnes interrogées s'informent via les réseaux sociaux. Et en France, ce sont 36 millions de personnes qui disposent d'un compte sur l’un de ceux-ci. Une aubaine pour les candidats, qui ont ici l'opportunité de faire adhérer un électorat jeune, connecté en permanence. Au cœur de la campagne présidentielle, les personnalités politiques ont l'obligation de montrer leur dynamisme, et les réseaux sociaux permettent de réagir rapidement aux événements : l'essentiel est de choisir avec attention les canaux appropriés :

    • Twitter : il s'agit du réseau privilégié des candidats, qui voient ici un moyen privilégié d'user de la voix et de prendre position rapidement sur les faits d'actualité.

     

    • Facebook : davantage utilisé comme un moyen d'annoncer des événements de la campagne, tels que des meetings ou des émissions, la plateforme n’en reste pas moins un outil de communication de choix. Récemment, Facebook a été utilisé pour créer un débat en parallèle de celui de TF1, où seuls les 5 candidats "phares" du 1er tour avaient été conviés ; les "petits" candidats avaient alors été invités à un débat en live sur la plateforme. Preuve que les réseaux sociaux jouent aujourd'hui un rôle de média d'information à part entière.

     

    • YouTube : dans les années à venir, il est prévu que 74% du trafic sur Internet sera généré par la vidéo. La plateforme a donc de beaux jours devant elle, et les candidats ont donc intérêt à se l'approprier rapidement. Avec des vidéos en direct, les utilisateurs peuvent réagir en instantané, prendre part au débat et réagir aux avis des autres internautes. Et c'est cet aspect instantané et ludique qui plaît incontestablement aux électeurs !

     

    • Instagram : en politique, ce réseau social pourrait ne pas être le plus adapté. Il donne en effet rapidement un aspect "people", car c'est une plateforme davantage utilisée pour un effet artistique, ou justement par des célébrités. Mais pour les électeurs en quête de proximité, Instagram est alors un excellent moyen de partager le quotidien de son candidat favori. D'une part, on peut donc revivre les meetings et autres événements via des photos ou vidéos, et d'autre part, partager à travers son écran des moments plus personnels avec celui-ci.

     

    Les applications mobiles : le candidat in da pocket

    Alors oui, l'application dédiée au candidat peut sembler très intrusive, mais si elle comporte des fonctionnalités complémentaires au site Internet, elle devient alors un outil de taille. Par exemple, l'application pourrait comporter un système de géolocalisation pour se rendre aux meetings, des événements à ajouter au calendrier de son téléphone, ou encore des contenus à partager directement sur ses réseaux sociaux !

     

    Réalité virtuelle, hologramme… Les innovations pour se démarquer

    Faire appel aux outils technologiques dernier cri sont des initiatives très appréciées du grand public. La nouveauté peut souvent faire le buzz et permet de se distinguer des concurrents. Et au-delà de la viralité, l'électorat considère l'envie du candidat de s'intéresser à la modernité, à l'innovation et aux nouvelles tendances digitales.

     

     

    Vous l’aurez compris, une stratégie digitale élaborée avec précision est dorénavant un élément incontournable pour un candidat dans la course au poste de Président. De plus en plus de citoyens s’informent grâce à Internet et considèrent le Web comme un nouveau média d’information à part entière. Il semble donc difficile de passer à côté en 2017, et nul doute que la maîtrise de l’environnement digital sera un élément déterminant pour les personnalités politiques dans les années à venir.

     

    Vous n'êtes pas candidat à la présidence, mais aimeriez tout de même passer au digital ? On vous apprend les fondamentaux dans ce webinaire !

    Webinaire PME/ETI

     

    Découvrez tous nos articles sur le même sujet : Stratégie digitale transformation digitale Communication digitale

    Trouvez votre bonheur !